« Ça n’a pas marché. Il nous quitte au bout de trois mois. »
Cette phrase, je l’entends régulièrement. Et neuf fois sur dix, la personne en face pense à une seule chose : le salaire versé pour rien pendant ces trois mois.
Sauf que le salaire, c’est la partie visible. Et de loin la moins douloureuse.
Ce que vous voyez : les coûts directs
Reprenons depuis le début. Un recrutement, même réussi, coûte déjà quelque chose : la diffusion de l’annonce, le temps passé à trier les CV, à mener les entretiens, puis à former et intégrer la nouvelle recrue. Rien que ça, on l’estime en moyenne entre 3 000 et 10 000 € par poste, davantage pour un profil cadre ou pénurique.
Quand ça échoue, vous repayez tout. Le poste redevient vacant, vous relancez une annonce, vous retriez, vous re-rencontrez, vous re-formez. Vous recommencez le processus à zéro, avec en prime les frais liés au départ.
Additionnez : vous êtes déjà bien au-delà d’un simple salaire.
Ce que vous ne voyez pas : les coûts cachés
Et c’est là que la note grimpe vraiment.
Pendant que le poste est mal occupé, puis vide, le travail ne se fait pas – ou mal. Les commandes prennent du retard, un client s’agace, une échéance saute.
Votre temps de dirigeant y passe aussi : accompagner quelqu’un qui finalement s’en va, c’est de l’énergie investie qui ne reviendra pas.
Et il y a l’équipe. Voir défiler les collègues, reprendre les mêmes explications à chaque arrivée, encaisser le départ… ça use. Une équipe qui doute, c’est une équipe qui produit moins et qui, parfois, commence elle aussi à regarder ailleurs.
Sans parler de votre réputation d’employeur : sur un bassin comme le nôtre, ça se sait vite, une entreprise où « ça tourne » en permanence.
Le vrai chiffre
Alors, combien ? Les études sur le sujet situent le coût d’un recrutement raté entre 30 000 et 150 000 € selon le poste, soit trois à cinq fois le prix d’un recrutement réussi. Et ce n’est pas un cas rare : près d’un CDI sur trois est rompu dès la première année.
Je ne vous sors pas ces chiffres pour vous faire peur. Je vous les sors parce que, sur le terrain, je vois des dirigeants négocier 500 € sur une annonce… et laisser filer 40 000 € sur une erreur de casting.
Comment on limite le risque
Un recrutement raté, ce n’est presque jamais de la malchance. C’est presque toujours un besoin mal cadré au départ, un sourcing trop étroit, ou une embauche décidée dans l’urgence.
Ce qui aide, concrètement : définir le vrai poste (celui dont vous avez besoin, pas celui dont vous rêvez), chercher plus large qu’une seule annonce, et ne jamais recruter juste parce qu’« il faut quelqu’un, vite ».
C’est aussi, parfois, s’appuyer sur quelqu’un dont c’est le métier. Un intérim peut servir de période d’essai grandeur nature avant de transformer en CDI. Et faire sécuriser le casting par un pro du recrutement, ce n’est pas une dépense de plus – le plus souvent, c’est une assurance.
En résumé
Un recrutement raté ne coûte pas un salaire. Il coûte du temps, de l’argent, de l’énergie et un peu de sérénité collective.
La bonne nouvelle, c’est que ça s’anticipe. Et c’est exactement là qu’on peut vous aider : chez Accès RH, on cadre le besoin avec vous, on cherche les bons profils et on sécurise l’embauche — en intérim, en CDD ou en CDI. Parlons-en avant, pas après.